lundi 21 septembre 2015

mon minet est parti


Deux mois après mes 19 ans - il y a de cela plus de 9 ans - je me suis installée en appartement. Avec pas grand chose, quelques meubles que l'on m'avait donnés, un matelas à même le sol, une vieille télé et une table de cuisine. Pas de sofa, juste mes livres, mes affaires et deux petits chatons adoptés d'une ferme de la région parce que personne ne les voulait. Ils étaient si petits mais, dans ce grand appartement vide, ils remplissaient tout l'espace de bonheur.

L'un de ces chatons devenus grands, Barracuda, est parti il y a un mois. Pour toujours.

Avec lui une complicité de plusieurs années a laissé place à la culpabilité de n'avoir peut-être pas fait tout ce que j'aurais pu faire. La vie est injuste parfois, elle prend tout d'un coup ce qu'on aime le plus en laissant derrière elle rien d'autre que l'insupportable réalité. Partout je le vois, sur sa chaise préférée, au pied de mon lit, dans son panier... sur le bord du bain à l'heure de la douche. Il faisait de petites choses spéciales qui me manquent tellement. Il me faisait rire, il me comprenait, il me parlait en langage chat.

Il était sublime, magnifique et avait une prestance digne des grands félins. C'était le roi des chats. C'était le mien.

Les jours qui suivirent son départ, mon autre chat Looping - donc son frère - le cherchait partout et semblait avoir perdu sa routine. J'ai réfléchi genre 3 secondes avant de penser à adopter un nouveau chat pour lui tenir compagnie et, égoïstement, pour me changer les idées. Mais plus important encore, un autre chat méritait la place désormais vacante de mon Barrack : un panier moelleux, de la bonne nourriture, des jouets, pleins de câlins et des conversations à tous les jours. Parce que c'est aussi ça, la vie, faire face aux départs, donner au suivant. Même en langage chat.

Après avoir visité deux fois la SPA de ma ville, j'ai eu le coup de foudre pour une petite chatte timide et maigrichonne de 2 ans mais d'à peine 5 lbs. Je me suis dit qu'elle avait besoin d'amour, de soins et qu'il faudrait la remplumer.

Ça fait que... je l'ai baptisée Plume.

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