lundi 28 septembre 2015

les 102 premières


Samedi dernier nous avons profité d'un temps superbe pour planter 102 boutures de vignes à raisin rouge Sabrevois.

En fait, cette journée marquait surtout la concrétisation d'un projet familial qui n'était qu'une idée en janvier 2015 : un vignoble.

Ce n'est vraiment pas la plus rapide des cultures car l'implantation d'un vignoble est un projet de longue haleine qui s'étend sur plusieurs années. La vigne est une plante noble, une résistante qui prend de multiples qualités avec l'âge et de bons soins...

À priori une culture peu compatible avec une impatiente comme moi mais, bizarrement, ce projet me tient très à coeur depuis la toute première fois où le mot vignoble est sorti de ma bouche. Et puisque mon blog se veut être le reflet de mes centres d'intérêt, je partagerai, voir documenterai, les avancements ici. Je me considère privilégiée d'avoir l'opportunité d'investir du temps dans un projet de cette nature et peut-être, qui sait, donner à d'autres personnes l'envie de démarrer leur propre projet en agroalimentaire.


Contexte
La terre chez mes parents est divisée en deux parcelles rectangulaires. La parcelle A, où se situe la maison, est la parcelle test où 8 cépages sont déjà implantés. Une portion de cette parcelle servira probablement d'extension à la culture ou à d'autres projets. La parcelle B, d'une capacité de 5000-6000 vignes environ, sera la principale surface de culture.

Dans les faits, nous visons un objectif de 5000 vignes en culture bio sur la parcelle B d'ici 6 ans, de 5 ou 6 cépages rustiques différents.

Les boutures mises en terre samedi ont été prélevées sur des vignes de 7 et 9 ans lors de la taille du printemps, en mars dernier, puis entreposées au frais dans du sable en attendant le début de l'été. En juin, elles ont été repiquées en terre dans des pots déposés dans 2-3 pouces d'eau au bord de l'étang voisin de la parcelle, leur donnant ainsi un apport d'eau constant par capillarité. Sur les 400 boutures de Sabrevois prélevées, 102 ont pu être mises en terre, soit un taux de réussite de 25%. Tôt au printemps, j'avais fait le test de démarrer des boutures à l'avance à l'intérieur, de Sabrevois et de Eona (blanc) dans l'eau. Les boutures de Sabrevois ont développé facilement leurs racines (environ 80% de réussite) - contrairement à Eona avec 0% de réussite - mais elles ont eu du mal à prendre en terre. Je n'ai pu réchapper que 3 vignes sur une dizaine en pot. Ces dernières ont aoûté très tôt et je les ai bien identifiées pour suivre leur développement avant de les planter avec leurs consoeurs.

Pour la suite, il est évident que nous devrons élaborer un plan de multiplication plus efficace que les boutures en étang si l'on souhaite atteindre une plantation de 1000 vignes annuellement. Multiplier soi-même ses vignes permet cependant une économie considérable sur le long terme puisque chaque bouture de vigne de première année se vend en moyenne 3$ chez les fournisseurs.

Reste à surveiller aussi, dans les prochaines semaines, l'aoûtement des jeunes plants qui est nécessaire à leur survie pendant la saison froide. Au printemps prochain nous pourrons constater combien de petites vignes se réveilleront pour entamer leur deuxième année de croissance - toute la clique, espérons!


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